mercredi, mars 12, 2008

Delanoë – affirmations mensongères

"Il y a mille places de stationnement supplémentaires", affirme le maire de Paris [Delanoë]. "Non, il y en a onze mille de moins", répond la candidate UMP [Panafieu].
Source : Le Monde

Bien sûr, je ne peux rien dire sur les chiffres, en revanche, je peux affirmer qu’il est devenu impossible de se garer dans Paris.

En 2003, un ami Américain (qui avait voyagé plusieurs jours au bord de ma voiture), m’a dit que j’avais un GCPK good car parking karma. D’ailleurs, plusieurs amis étaient surpris de ma facilité à me garer - généralement un tour du pâté de maisons suffisait ; en gros : cinq minutes.

Aujourd’hui, c’est mission impossible – dans certains quartiers, je tourne et tourne et tourne... pendant plus d’une demi heure. Quant aux parkings, ils sont hors prix : 2 heures coûtent entre 6 et 9 €.

Boire une demi (ailleurs que dans le bistro du coin) commence à devenir très cher à ce rythme...

16 commentaires:

Fleur a dit…

C’est vrai, pour venir chez moi, il y en a qui mettent une heure à tourner dans le quartier (même à deux heures du matin), sans parler des heures de pointe, une heure et demie souvent, au moins ; mais je dois dire qu’ayant habité dans le centre de Nantes, c’était pareil, et tous les soirs encore : entre le château et mon appartement rue d’Orléans (en principe à 5 minutes à petite allure), chaque soir de retour du boulot c’était une heure au moins à tourner pour trouver une place même à un, deux, ou trois km de chez moi (en plus du trajet hors Nantes si je bossais au fin fond de la Sarthe, de la Vendée ou d’ailleurs)… Il paraît que ça s’est arrangé, à Nantes, je veux dire (on aurait chassé la voiture du centre et fait passer la circulation de périph à périph).
Retour à Paris : j’ai des amis chanceux qui trouvaient une place après seulement 20 minutes, mais ils sont vraiment chanceux (d’ailleurs j’ai oublié de leur conseiller de prendre un billet de loterie, tant pis).
Je ne connais pas le nombre de places de parking, et peut-être les deux politiques ont-ils raison (ajouter les deux chiffres et diviser par deux pour se faire une idée du vrai chiffre)… mais je pense qu’on a surtout augmenté le nombre des automobilistes et des autos, donc, y a forcément moins de place pour tout le monde. Si on est désormais deux millions de voitures (chiffre fantaisiste, c’est hypothétique) à se balader dans Paris au lieu d’un million il y a quelques années, l’impression de ne plus pouvoir se garer n’est pas virtuelle.
Faut-il plus de parkings à la périphérie et augmenter l’offre des transports en commun en nombre et en tranches horaires (ouverts toute la nuit, ce serait bien) ? Ne prendre sa voiture que dans l’absolue nécessité d’avoir à transporter plusieurs personnes ou des courses au-delà de ses forces musculaires ? Tout cela à la fois ? Établir des tarifs à la semaine ou au mois ou à l’année pour les résidents (c’est déjà fait), couplés avec des tarifs parkings périph et transports en commun pour les travailleurs venant de loin ? Y a des solutions, si l’on se creuse un peu la tête…
Je sais seulement que je n’ai pas envie de respirer plus d’hydrocarbures, que le bruit de la circulation sur les boulevards me ferait vite fait fuir les quartiers insupportables, car des doubles-vitrages n’arrêtent aucun son, fenêtre ouverte par un beau jour de soleil, et que même si tout le monde n’a pas encore réussi à se passer de voiture, c’est peut-être une avancée utile pour tous qu’un politique ait le courage de braver la vindicte populaire en œuvrant à diminuer la circulation dans Paris, fût-ce par le biais de déviations, d’empêchements de se garer, et de diminutions des vitesses en centre ville…
J’en vois encore qui se garent sur des trottoirs pour aller chercher le pain, les gosses, tout ça parce que ces paresseux ne veulent pas marcher 300 mètres, et que leur précieux temps, n’est-ce pas, ça vaut mieux que le confort ou la sécurité des piétons qui veulent juste qu’on ne leur roule pas sur les jambes…
Non, vraiment, cm, je ne partage pas cette fois votre colère, je ne sais si notre maire ment pour l’augmentation des places, mais j’irais même lui dire : faites-en encore moins ! virez-moi tout ça ! Quant à Panaf’, ma mairesse, elle est prête à passer tapis rouge sous les pieds des plus riches et des moins citoyens, pas étonnant qu’elle choisisse ce sujet pour sa campagne… Beurk !
Et puis, au moins, Delanoë est cohérent : à quoi servirait sinon les Vélib’s, les km de trottoirs piqués aux piétons pour les cycles (empruntés par des vélomoteurs et autres par ailleurs), etc., si l’on ne cherchait pas à diminuer en même temps ces engins terribles pour la grand’ville ? Allez, toutes les voitures à Grenoble (pour aller embêter Paul, tiens) ! On ne garde que quelques motos… Et à part les vieux, les handicapés et les auxquels-je-n’ai-pas-pensé, tous à pied ! ou alors, Paris, air assaini, auto pourries, tous en patins, rollers ou trottinettes et une loi pour leur permettre d’être sur la chaussée et non plus sur le trottoir ! Allez zouh !

Paris respire !

Fleur a dit…

Pardon pour la tartine précédente, encore un sujet où l'on se délie la langue et où l'on peut provoquer les impatiences diverses et variées! Pour me faire pardonner mon wagon de commentaires, un petit tour en tram? héhéhé...

chris a dit…

Dans le moment, je donnerais
cher pour vivre et tourner en rond à Paris.
J'entends que c'est infernal mais quand une ville est saturée de tout, comment règler les problèmes?
Morlaix est une ville minuscule où trouver une place de parking est tellement difficile qu'on choisit souvent de repartir après avoir tourné en rond.
Ici où je vis, on peut laisser sur place toutes sortes d'engins ( une bombe a été mise à jour par la tempête) sans gêner la circulation mais quel désert culturel! Des champs de choux qui me donnent la nausée, surtout depuis dimanche.
Existe-t-il un lieu idéal pour vivre? Si je crois Cha, partie définitivement à Paris, ici, il y a de la place mais peu de vie; pas d'immigration; c'est un bon repère.
Disons que le carburant est si cher qu'il devient difficile de se déplacer partout.

chris a dit…

Nantes est une ville géniale avec son tram.
Y prendre sa voiture n'a pas de sens...A mon avis.

chris a dit…

Vive Delanoë!

Stinker a dit…

Y en a pas un qui serait bien inspiré de virer toutes les bagnoles avant qu'il soit trop tard? De toutes façons, on y viendra ... mais il sera trop tard.

Paul a dit…

Delanoe? He's just a French version of that twerp Livingstone in London.

Bus lanes, bendy buses, trams - deliberate creation of ongestion to justify more stupid new rules.

Grrrrrrrrr

William Skyvington a dit…

On aimerait bien ramener miraculeusement le territoire et les routes de la douce Normandie jusqu'au cœur du Quartier Latin, sauf que ça aggraverait davantage les problèmes de circulation et de stationnement dans la Ville des Lumières. La seule solution de bon sens, à mon avis : quitter la capitale et vivre dans un coin comme Choranche. Certes, il n'y a pas beaucoup de culture par ici. Mais on finit par en fabriquer tout seul dans sa tête.

chris a dit…

Mes nouveaux voisins anglais m'ont invitée chez eux ce soir.
Avec Hilse, allemande et son mari Bill, américain.
Ils m'ont offert du jazz, en plus d'un repas délicieux et de leur bonne humeur.Du bonheur.
Tout ça au milieu des champs de choux- n'en mangez pas, ça ne devrait servir qu'à produire du carburant- juste une petite route communale à traverser à pieds.
I think que je vais vite apprendre à parler anglais.
Stinker, "Tes conneries" ont chassé ma morosité.
C'est drôle quand- même qu'une bombe ait fait surface sur une plage paumée du Finistère. L'homme n'est rien dans la tempête, les vagues auraient pu tout balayer.Quand c'est fini, nous avons besoin de faire la fête.

Fleur a dit…

Oui, suis d'accord, Chris, le tram à Nantes c'est beau, c'est plutôt rapide, c'est élégant, je l'adore. Même celui de Paris est bien (mais ne dessert surtout que les banlieues riches ou presque, aux autres les RER vieillots et les métros ultrabondés, allez vivre la ligne 13, c'est une pub vivante pour la marche à pied! on y est considéré pire que du bétail), et je ne suis pas passée dans les villes qui ont désormais leur tram, mais je suis sûre que c'est un plus et du bonheur : glisser à la surface, avec de grandes vitres, le paysage s'offre à vous, on avance comme dans un rêve, sans saccades, sans stress... En plus, j'ai vu que les espaces permettant d'entrer en fauteuil roulant sont bien intégrés, les constructeurs ont pensé à tous, finalement, en voilà des gens qui ont eu de bonnes idées !

Fleur a dit…

Ahah, Paul, je vous l'avais dit, vous êtes définitivement le bon Français râleur! Grrrr... je vous vois bien avec la baguette de pain, le béret, la cigarette au bec et les chats déambulant derrière vous parce que vous avez acheté quelques Sardines (ou ramenées par des amis de la Turballe), un bruit de raclement de gorge (grrr) avant d'entamer votre troisième râle-discours de la matinée! Je vous adopte comme râleur-matin! Si vous le permettez?

Fleur a dit…

ça fait bien envie, Chris, les soirées jazz et les nouveaux amis même au milieu des choux. J'allais dire : surtout au milieu des choux!
C'est à la campagne (enfin loin des villes) que l'on peut voir la voie lactée, la beauté de la nuit profonde et des étoiles, les éclipses, ici tout est rose nuit, toujours de la lumière même quand on n'en veut pas, on est un globe lumineux qui ne voit rien de la nature la nuit (quant au jour, bon y a les parcs un peu plus sauvages, ou alors on s'enfuit à Vincennes, à Giverny ou partout ailleurs, quand Paris se vide tous les w-ends et vacances, c'est qu'il y a bien une raison).
C'est peut-être à cause de mon signe zodiacal (non, je rigole, je n'y crois pas mais ça tomberait bien pourtant), mais j'aspire à équilibrer mon existence entre ville et ailleurs, comme arrivent à le faire tant de gens (j'ai pas les sous, donc je ne fais qu'en rêver): six mois ici (ou moins) et six mois à la mer (ou plus). Là, la mer me manque au point que j'en ai la gorge serrée, allons bon, on n'est jamais content, Chris, vous rêviez de Paris, moi je vais rêver à Morlaix (mais méfiance: l'une de mes cousines s'y ennuyait tellement qu'elle s'est trouvé un boulot parisien et elle s'est enfuie; en plus, oui, c'est vrai, Morlaix, il y a vingt ans, au moins, je connaissais et j'aimais bien mais je ne l'ai jamais vu que pendant des vacances, donc ça n'a rien à voir, en effet, il faut y vivre pour savoir si c'est la vie qui vous convient)...
(Remarquez vivre en Sarthe c'est pire, loin de la mer, en Vendée, y a la mer mais tout est fermé à 18 ou 19h, on croirait qu'il y a eu couvre-feu! quand j'y ai bossé pendant quelques années (ça fait longtemps), c'était les amis les amis les amis, et la vie intérieure intense, sinon c'était l'ennui!)

cm a dit…

Certes, vivre à la campagne a des avantages. Et avec le TGV on peut se rendre en un rien de temps à Paris ou toute autre ville pour voir une expo ou assister à un concert.

Inconvénient : les animaux. Vivant à Paris, je n’ai que deux chats (heureusement, mes amis veulent bien me recevoir avec mes fauves pendant mes vacances). Mais à la campagne, j’aurais aussi un chien (je rêve d’un dogue allemand), un furet et... un corbeau. Qui sera prêt à me recevoir avec toute ma ménagerie ?

Fleur a dit…

Qui sera prêt à vous recevoir avec toute votre ménagerie (chats, chien, corbeau, furet...): Stinker! Non? (juste une hypothèse, je ne vais pas parler à la place de Stinker, évidemment)
Je veux bien garder le dogue au cas où, à mais non: 25m2, ça va pas le faire, zut alors...
C'est vous qui, désormais, recevrez des amis à la campagne, et ils amèneront leur propre ménagerie!
(tiens, à Nantes-Chantenay, régulièrement, quand j'attendais le bus de retour de visite chez ma grand-mère, j'attendais longtemps le passage de celui-ci en compagnie d'une vieille dame toute sèche en noir un peu sorcière avec un sac à fermeture coulissante, d'où sortait de temps en temps un corbeau, qu'elle caressait pour le calmer... ils se ressemblaient, tous les deux, il était même presque plus gros qu'elle; la preuve vivante d'une possible réincarnation? la mise en conformité de l'adage "qui se ressemble s'assemble"? je ne sais, mais son regard fixe et pesant a fait qu'elle a fait des apparitions dans certains de mes cauchemars!)

Paul a dit…

@Fleur: râleur-matin!

Bien-sûr...

Fleur a dit…

ok, merci, Paul! plus besoin de coq à la campagne, cm, pour le réveil, Paul se dévoue comme râleur-matin, vous pourrez faire tous les coqs-au-vin que vous voudrez, couic, les coqs, vive les grrrrr en guise de grrrrille-pain et commentairrrre d'actualités!