vendredi, janvier 18, 2008

Nouvelle convivialité !

Depuis l’interdiction de fumer dans les lieux dits de "convivialité", j’attends avec impatience de voir les "familles avec enfants" remplir les "bars d’habitués" qui sont désespérément vides, du moins autour de chez moi.

Toutefois, une petite question s’impose : quelle est la fonction du bar d’habitués ? Si j’en crois mon expérience, ces lieux servent surtout à faire un break après le boulot avant de rentrer "chez soi" et reprendre la routine de la vie familiale, ou encore à retarder le moment où l’on se retrouve dans un appartement vide, car célibataire.

Une vision hante mon esprit depuis quelques jours – elle est brillamment illustrée dans cette caricature :



Source : Flickr (Dessin Arawak, Scénario Arthur Wneir)

21 commentaires:

chris a dit…

Je viens de récupérer une bonne quantité de tabac dans la mer; c'est mauvais pour les bars et leurs congénères qui vont se nourrir au jus de tabac.
L'interdiction de ramasser est anti- écologique, avec tous ces paquets verts à l'emballage plastique, il y en a partout.
Finalement, je vais le sècher, il est peut- être bon...Après tout, l'état envoie habituellement les militaires pour le nettoyage. Pour nous, c'est plutôt le procès- verbal ( ce mot est bizarre car il est toujours rédigé dans un silence de mort).

Fleur a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Fleur a dit…

Je prévois, pour ne pas m'énerver si l'on m'envoie la fumée dans le nez (ou les yeux) d'emmener un éventail pour éventer la fumée et la repousser si possible vers le méchant fumeur malappris (c'est le coup de la Bastille qui m'a énervée, je dois dire), comme ça, je garderai mon calme et le fumeur sa cigarette (on bricole comme on peut, héhé) !!!

Fleur

cm a dit…

Un éventail, c’est très élégant. Un peu comme les ventilateurs de plafond que j’ai vus à Cuba. Du coup, j’en ai un chez moi aussi.

Je me rappelle avoir vu quelques vieilles dames dans mon quartier durant l’été 2003 ( ? – canicule) assises aux terrasses des cafés avec un éventail à la main – la grande classe ! C’est nettement mieux qu’une autre vieille dame croisée devant un abri-bus qui a secoué sa main devant son nez lorsqu’elle m’a vue avec une cigarette NON-ALLUMEE à la main…

Mais comme déjà dit, bien que fumeuse, je ne supporte pas la fumée non plus.

Doktor Glub a dit…

Un problème de liberté ?

De nombreux fumeurs et non fumeurs souhaitent que ce décret soit assoupli pour qu'il y ait des lieux non-fumeurs et des lieux fumeurs comme en Espagne, afin que chacun conserve de la liberté.

La liberté absolue, comme le totalitarisme cela mène nulle part.

L'idée de la démocratie est, il me semble, de laisser aux hommes une certaine liberté en partant du principe qu'ils sont adultes et responsables et qu'ils font leur propre choix. Choix de se préoccuper de leur santé, ou au contraire de la détruire. C’est-à-dire avoir un État pédagogue, qui informe que par exemple "l'abus d'alcool peut nuire à votre santé, mais vous êtes libre de choisir."

Quand on compare les années 70 (que j'ai connues) et aujourd'hui, on réalise que les libertés ont été énormément rabotées, sous prétexte de questions de santé publique ou pour d'autres raisons statistiques.

Les diminutions des libertés pourraient être acceptables, si les gens avaient, pour la majorité, des têtes épanouies et l'air heureux de vivre.

On crée, il me semble, des frustrés de la consommation, des frustrés du sexe, des frustrés de la liberté, des frustrés de l'argent, des formatés télévision, des hommes sans culture, des dépressifs, des jeunes de banlieue de plus en plus violents, des gens peureux, des gens seuls, etc.

J'ai le sentiment que, cette histoire de liberté restreinte est plus un moyen de diminuer la liberté de mouvement de la population et de mieux la contrôler, que l'idée d'un État qui veut notre bien.

Un État qui considère ses citoyens comme des enfants, n'est pas, selon le moi, le plus haut de degré de civilisation qui soit (il y a eu des périodes plus folles que 1968).

Par exemple, faire baisser la pression publicitaire sur les gens (suppression des affiches dans la rue pour des espaces de création) me semble un bon moyen d'offrir de la liberté en plus, pas des chaînes en plus.

L'approche statistique des problèmes n'est pas une approche qui tient compte de la complexité des choses : conséquences secondaires, culture, environnement, hérédité, vécu, besoin de liberté, besoin de prendre des mauvaises directions pour essayer, richesse de la diversité, etc.

Quoi qu’on en dise, nous ne sommes pas encore complètement Américains. Notre culture est différente. Marcel Pagnol n'a rien à voir avec George Bush. Malheureusement les idées politiques en Europe se résument souvent à copier les Américains. Les meilleurs pour jouer les Américains sont les Américains, pas les Européens. Les Européens doivent, il me semble, jouer leur propre partition, qui est plus complexe.

Ce décret qui veut supprimer 6 morts, ou 1 000, ou je ne sais quel chiffre, est une approche statistique des choses.

Pour de supposées bonnes raisons de santé publique, on prend une hache et on détruit les lieux de convivialité.
Le petit vieux qui ne peut plus aller au bistrot et qui se suicide ou bien fait une dépression, cela n'est pas dans les statistiques.
Le fait que certaines conversations ne puissent plus avoir lieu, cela ne se voit pas, non plus, dans les statistiques.
La baisse des liens sociaux ne se voit pas dans les statistiques.
Que les jeunes fumeurs ne puissent plus aller en boîte de nuit ("toute sortie est définitive") n'apparaît pas dans les statistiques.
Que les bars ferment à la pelle n'apparaît pas dans les statistiques du ministère de la santé.
Que le nombre de dépressifs augmente, n'apparaît pas dans les statistiques du tabagisme passif.
Que les gens soient de plus en plus violents n'apparaît pas dans les statistiques du ministère de la santé.
etc.

Les choses sont plus complexes que : "il y a trop de morts, faisons trois lois et le problème est résolu", il me semble.

L'homme n'est pas une machine. L'homme n'est pas une statistique. L'homme ne se réduit pas à des impératifs de rentabilité. La France est un pays humaniste.

cm a dit…

@ Doktor Glub

"L'idée de la démocratie est, il me semble, de laisser aux hommes une certaine liberté en partant du principe qu'ils sont adultes et responsables et qu'ils font leur propre choix", dites-vous.

Entièrement d’accord avec vous. Seulement, aujourd’hui, on ne nous considère plus comme des adultes responsables, mais comme des enfants à qui il faut dire ce qui est bon pour eux.

Quant à la dépression, à mon avis, c’est une maladie à la mode, un fourre-tout.

stinker a dit…

L'idée de la démocratie est, il me semble, de laisser aux hommes une certaine liberté en partant du principe qu'ils sont adultes et responsables et qu'ils font leur propre choix.

Ben ouais ... même qu'ils ont le droit de vote! Dommage qu'on ne puisse pas mesurer les ravages de la connerie comme ceux du tabac! Ou alors ... faudrait peut-être laisser les citoyens fumer dans l'isoloir (voire les y encourager).

Fleur a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Fleur/les provocateurs associés (Tigre et Dragon) a dit…

Sous un autre pseudo, sur un autre site, me suis prise à rêver aux anciennes images... (chut !)
Au comptoir ou dans la salle : nostalgie for ever...
Si on ne fume plus, il n'y aura plus d'histoire d'amour ? Emprunter la boîte d'allumettes, le briquet, tenir la main qui nous allume la cigarette, le moindre prétexte de flirt donné par le tabac va-t-il se consumer ? Voir les films mythiques comme "le Port de l'angoisse" ... (entre autres) :
http://www.dailymotion.com/video/x1vouq_le-port-de-langoisse-piano_shortfilms

http://www.dailymotion.com/related/3158162/video/x1vorl_le-port-de-langoisse-just-whistle_shortfilms

(Souvenez-vous quand, dans Le Port de l'angoisse, Lauren Bacall entre dans la chambre d'Humphrey Bogart à la recherche d'une boîte d'allumettes. Elle prend l'initiative du baiser puis, avant de laisser le héros à sa solitude, elle lui suggère : "Si vous désirez quelque chose, vous n'avez qu'à siffler. Vous savez, il suffit de pincer les lèvres et de souffler".)

Pas de problèmes ! maintenant, il suffira de dire : j'ai oublié ma plaquette, vous avez vos Nicorettes ? Et le tour sera joué (y a pas une pub sur ce thème ?)

signé : les Provocateurs associés (alias Fleur)

stinker a dit…

C'est vrai. Mais aujourd'hui, le refus de la mort est plus fort que la nostalgie des films en noir et blanc. Aux photos d'Humphrey Bogart, on peut opposer celles des poumons noircis, des dents jaunies et des foetus enfumés dans le ventre de leur mère qui agrémentent les paquets de cigarettes (ici, au Canada). Les fumeurs doivent maintenant se tenir non plus à la porte mais à dix mètres de l'entrée des magasins, et dans la ville où j'habite, il est déjà interdit de fumer en terrasse.

Donc ... conclusion : c'est une évolution des moeurs... certes, discutable, mais à laquelle personne n'échappera. Il n'est pas très utile de gloser sur le bien-fondé de la loi ou d'en appeler à la liberté. On est en face d'un changement de société mondial ( tout au moins 'occidental' ) et n'importe quel gouvernement aurait pris les mêmes mesures. D'ailleurs les premières lois anti-tabac émanaient d'un gouvernement de gauche (si mes souvenirs sont bons.)

Du coup (comme disent les journalistes aujourd'hui) ... c'est dommage pour l'ambiance. 'Nos enfants' ne referont plus le monde dans les volutes des salles de billard et des bistrots. Ils referont le monde autrement. Ou pire, ils se laisseront faire par le monde (ce qui est la tendance actuelle). Ils ne dragueront plus en proposant une clope ou du feu (dans le temps, on disait 'un clope'), pas plus qu'ils ne diront à la télégraphiste (ne pas confondre avec l'infographiste) : "Je t'aime, je t'aime, je t'aime" "Je t'aime trois fois ?" Rappelez-moi dans quel film ! Ils enverront un SMS.

Allez ! Ne vous en faites pas ! Il reste encore quelques bonnes défonces à inventer, dont on n'a pas encore idée. En ce qui concerne le tabac, ça m'a l'air plié pour les prochaines générations. Quoi qu'il en soit, 'Our children will remember', comme disait Brando à Maria Schneider (Je sais plus s'ils fumaient dans le film. En tout cas, ils baisaient grave et c'était plutôt mal perçu à l'époque.)

Fleur a dit…

Stinker,
Le côté fataliste, j'aime bien aussi (ça dépend pour quoi).
Dans mon souvenir, le "trois fois 'je t'aime?'" mêle les voix de Montand ("la statue d'Eugène Sue est toujours sur la place")et Signoret ("je t'aimeuh je t'aimeuh je t'aimeuh... bé alors, trois fois je t'aime ???") dans un sketche célèbre "le Télégraphe",où une déclaration d'amour morcelée par la
téléphoniste semble devenir absurde et dérisoire... mais impossible de me rappeler s'il est extrait d'un film à sketches ou si c'était pour une émission de télévision.
ça j'aime beaucoup : l'irruption de la fausse bêtise qui rend absurde le lyrisme d'une situation, l'arrêt sur image qui donne un miroir déformant aux plus sincères sentiments quand ils sont exposés "poétiquement". Et pourtant je suis
happée par le romantisme aussi (les vieilles images de fumée, les photos noir et blanc, etc.)
Quand à "Un tango à Paris", je crois que Maria Schneider en a voulu toute sa vie et à Brando et au réalisateur qui ont "violé" son intimité dans le film, en lui imposant des scènes non exposées par avance... Les personnages de film baisaient pt-être, les personnes réelles aussi, mais un peu moins sauvagement... (mais j'étais trop jeune à l'époque pour m'en rendre bien compte)

Fleur a dit…

aaahh ! si seulement je me relisais ! mais comme je fais trop de choses (lis/écris/commente/réponds au téléphone et à mes interlocuteurs sur place) en même temps, je ne vois pas ce que j'écris : vous aurez corrigé vous-mêmes, tous, "sketch" sans e, bien sûr, au singulier et au pluriel, en français du moins, et "quant à" devant "Un tangon à Paris". Et pan sur le clavier ! Bon, je me relis, cette fois ?

stinker a dit…

@ fleur
En effet, c'est un sketche. J'ai dû voir ça à la télé il y a bien longtemps, et ces images en noir et blanc me faisaient penser à un film, d'autant plus que je me souvenais de Montand et Signoret.
J'ai trouvé le texte :
http://www.paroles.net/chanson/22419.1


Quant au film de Bertolucci, le titre exact est
Le dernier tango à Paris.

Jarod Bendson a dit…

Chers fumeurs, non-fumeurs, victimes enfumées ou tortionnaires fumistes,
Amis combattants ou résistants,
Cher compatriotes et blogueurs francophones,
Camarade CM,

Dans ce joli salon où l'on y parle proprement sur fond de musique exotique et effluves de patchouli, j'avais omis pour je ne sais quelle obscure raison de pénétrer dans cette présente section bercée par de discrètes mais saines volutes de fumée.

Ce qui m'amène ce soir en ces lieux, c'est le besoin irrépressible de confesser un terrible secret devant votre modeste néanmoins noble assemblée.

Voilà, je l'avoue sur un ton solennel : je suis un lâche.
24 soirées se sont écoulées depuis ma dernière incursion dans mon lieu de convivialité favori niché dans une pittoresque ruelle bretonne, où les séduisants sourires des deux jolies propriétaires (dont les charmantes bouches étaient également par intermittence ornées de l'objet de tous les débats) rivalisaient de sympathie avec l'ambiance chaleureuse qui y régnait lors de chaque tombée de la nuit, et ce, même le dimanche.
Le constat de cette privation brutale s'avère presque terrifiant :
- 24 nuits peuplées de cauchemars, me retrouvant soudainement privé de cet ersatz de Lexomil issu de la saine culture du houblon belge,
- 24 matinées dépourvues d'agréables picotements dans la gorge (oui, juste ici), ainsi que de sournois martèlements sanguins situés dans la région frontale (oui, juste là) qui me donnaient parfois l'arrogante impression que mon cerveau était plus pesant que la veille,
- 24 journées marquant la disparition de l'excitant jeu de Memory quotidien : "Mais quelle est donc cette adresse email inscrite au stylo à la mine fatiguée sur le couvercle froissé de mon paquet de cigarettes désespérément vide ?"

Aussi je vous l'affirme ce soir haut et fort : j'ai eu peur.
Peur en effet de revenir constater l'Inévitable et contempler un spectacle de désolation, peur d'avoir à assimiler le fait inquiétant d'avoir été expulsé de mon territoire et temple de vices, peur de révéler un jour à ma progéniture (que finalement je n'aurai jamais puisque d'une part fumer rend stérile et que d'autre part il est hors de question que je lègue mes gènes à la première venue) que je faisais partie des derniers pionniers de ces no-man's-lands où il était si bon de torturer nos esprits et nos corps, en prévision, par exemple, "des prochaines guerres bactériologiques au cours desquelles nous aurions évidemment été les seuls survivants, ayant préalablement préparé avec soin nos organismes au pire des traitements".

J'espère que vous me pardonnerez cette odieuse faiblesse et m'en remets dorénavant à vos jugements impartiaux.
Je souhaite ainsi puiser dans votre infinie sagesse le courage d'affronter cette nouvelle épreuve.
D'ailleurs, je m'y rendrai dès la prochaine éclaircie.

Mais affublé d'une barbe postiche, quand même.

PS : Fleur, vos interventions auraient effectivement été les bienvenues sur le blog "Ma clope, ma castagnette".

Fleur a dit…

@Jarod, nul jugement (impartial ou effrontément de parti pris) ne viendra vous empêcher d’agir comme bon vous semble (et nul jugement ici) ! Postiche ou pas postiche (les postiches comme les pseudos peuvent être très vite dévoilés, s’pas ? Et ne sauvent pas de l’absence d’audace, en règle générale, il faut bien le reconnaître), vous pouvez vous adonner à notre sport national, qui est de transgresser la loi, tout le temps, ou presque, du moment qu’une règle est claire : « pas vu pas pris ».
J’avoue que si j’avais souffert mille tourments à votre façon, j’aurais délaissé mon ordi pour courir dans la ruelle bretonne, encore que, mon mauvais esprit se demande si vous désignez là un café chaleureux ou un bordel (chaleureux aussi, mais là, je passe la main pour y courir à fond de… train, ou d’arrière-train) – où seuls le sexe et la fumée ne seraient pas (encore) prohibés ? Mais j’ai sans doute mal interprété (mauvais esprit, vous dis-je !)
Je vous écris là, dans une pièce mordorée sans fumée, car mon ami a eu la grâce d’aller fumer à l’instant dans l’autre pièce avec fenêtre ouverte (c’est lui, fumeur invétéré, qui déteste le plus le tabac froid). Salon pas enfumé du tout en ce moment ni par le patchouli ni par les fumets de cuisine, et si vous voulez tout savoir, ici c’est plutôt ambiance jazz (grâce à la musique, aux lampes, aux sentiments qui existent ici – je croise les doigts) !
« (mes) interventions bienvenues sur le site “ma clope ma castagnette” » : je ne sais si je dois prendre mal votre trait final (je vis à Parano-sur-les-bords-de-la-Seine), d’autant plus que, comme je peux être provocatrice (chipie à deux sous), pour évaluer, tout en écrivant, les arguments contre et pour d’un sujet qui me laisse en pleine contradiction avec moi-même, mes interventions ne vous ont fait sans doute ni chaud ni froid : est-ce à cela que je dois le « ma clope ma castagnette » (dans ce cas je vous renvoie jouer du pipeau, et chez mon ancien chez moi, la Bretagne, on sait en jouer, je vous fais confiance, donc), ou bien avez-vous déjà compris le vide ahurissant des rédacteurs du blog en question (voir nos soupçons à tous d’imposture et les styles différents à la « cadavres exquis » des lettres du blog) ? En fait, le seul vrai talent de ce blog, c’est vous, enfin nous tous (quand on débattait avec plus ou moins de bonheur), les boxeurs du ring, les motivés de la rage protabac et les raisonneurs de l’anti qui ont eu là l’occasion de se défouler, et c'est tant mieux !
D’ailleurs, je crois qu’on est tous les enfants d’une même habitude (pour reprendre les mots de Nougaro (ça valait pour Toulouse, ça vaut pour la France et bien d’autres nations…) :
Ici, « mon cartable est bourré de coups de poings, ici, si tu cognes, tu gagnes, ici, même les mémés aiment la castagne… »
Au moins (comme je voulais le dire d’un cybercafé mais pas eu le temps d’y aller), on aura bien rigolé sur ce blog (et si les actions réelles se décident ailleurs, il faut se bouger !)…

Fleur (alias Provocateurs associés, Tigre sur écoute, Tigre et Dragon…, mes alias n’étant pas là pour me protéger ou me cacher, ils partent de la même IP, mais parce que ça me fait rire, tout simplement ! Et j’adore rire, même de ma c…, tant qu’elle n’est pas nocive !)

cm a dit…

Vous êtes très proustien ce soir, Jarod. Le héros "Du côté de chez Swann" disait (il n’avait que 8 ans) : ... déjà homme par la lâcheté, je faisais ce que nous faisons tous, une fois que nous sommes grands, quand il y a devant nous des souffrances et des injustices : je ne voulais pas les voir...

[Je n’ai jamais pu lire Proust dans le texte, mais Proust lu par André Dussollier, c’est une pure merveille. J’ai écouté la K7 tellement souvent qu’elle a fini par rendre l’âme.]

Mais la lâcheté ne semble pas être l’apanage des hommes. J’ai supprimé mon "demi+clope+papoter avec les copains au comptoir" depuis le 1er janvier… Maintenant, c’est "bière+clope+papoter avec les copains virtuels sur ordinateur".

Toutefois, comme il fait assez doux en ce moment à Paris, je vais peut-être tenter de me rendre – équipée de mitaines+écharpe - sur la terrasse (non chauffée) de mon bar préféré.

Jarod Bendson a dit…

@ Fleur (de peau ?)
J'avoue que le froncement de votre nez est fort charmant lorsque vous libérez votre courroux.
Hélas, je ne puis apporter ni eau ni grain à moudre à votre moulin, dans la mesure où j'étais tout simplement sincère en regrettant l'absence de vos interventions épistolaires. Vous représentiez simplement un intéressant "contre-pied", à mon avis, dénué de toute haine et agressions inutiles.
Vous avez en effet probablement interprété ces derniers propos - peut-être parfois chatouilleux - à la hâte, et je ne vous en tiendrai absolument pas rigueur.
D'ailleurs, tout à fait entre nous, je dois vous avouer que cette situation, à défaut de m'alarmer, ne m'énerve nullement. Rire de tout est une excellente thérapie, et vous semblez partager cet avis.
Et s'il m'arrive (fréquemment, soit) de braver les interdits, en tant que fier et pur produit de l'amour de mes géniteurs sur les barricades de 1968, cela ne dépasse que très rarement les murs de mon espace privé, aujourd'hui.

Quant à l'appellation "Ma clope, ma castagnette", elle n'engageait que la propriétaire du blog, en effet. Vous n'allez tout de même pas m'obliger à me justifier lors de chaque intervention, n'est-ce pas... (ni à ponctuer chaque phrase par un smiley, par pitié...)

(Je n'ai jamais autant évolué sur un si vaste tapis d'oeufs ; ne me bousculez plus, s'il vous plaît, j'ai horreur des omelettes...)

Jarod Bendson a dit…

@ CM

Vous êtes bien la première personne à oser une telle comparaison à mon encontre...! J'aurais toutefois préféré "desprosgien", voyez-vous... *smile*
Cela dit, je prends bonne note de l'existence des enregistrements d'André Dussolier, n'ayant usé de mon côté que le 33 tours du Petit Prince lu par Gérard Philippe, à qui je dois d'ailleurs mon prénom (non, ni Gérard, ni Philippe), ma mère ayant littéralement succombé à son charme dans l'adaptation cinématographique de la Chartreuse de Parme. Bref, je m'égare.
L'inquiétude dont je vous faisais part précédemment ne m'empêchera évidemment nullement de déplacer mes habitudes et plaisirs quasi-quotidiens, de la même manière que vous le faites, et je m'engage par la même occasion à vous faire découvrir très prochainement, de manière photographique bien sûr, ce si charmant bar breton répondant au doux nom de "La Bernique Hurlante".
(en espérant vivement que ses propriétaires n'aient pas encore mis la clé sous la porte, ma foi...)

Et j'en profite pour vous souhaiter un agréable retour dans votre propre lieu fétiche, même si, il faut bien l'avouer, les mitaines ne représentent pas l'instrument idéal pour manipuler un verre à bière...

Paul a dit…

This last comment of yours, CM, reminded me for some unknown reason of a line from one of the Raymond Chandler novels. I suppose I should add that they contained many references to smoking. Anyway it ran something like this:

"He threw away his cigarette-end and stuck a fresh one into the same hole in his face..."

Not exactly Proust I suppose, but Chandler is highly-rated amongst English academics.

stinker a dit…

Je ne pense pas que les Trekkies germanophones soient légion sur ce blog... mais j'ai envie d'appeler ça
The best (the worse ?) of both worlds
.
Sinon .. vous devenez littéraires en diable. Me foutrait presque l'envie d'en griller une ...

Fleur a dit…

Hello
Petit coup d'oeil d'un cybercafé car Internet m'a lâché hier (et tjs rien aujourd'hui), en même temps que radio, plaque électrique de cuisine, etc. Y a un lutin malicieux qui m'en veut, c'est certain ! Du coup, je bosse au cybercafé en attendant mieux, quelle plaie ! Et ma clef USB a failli être réinitialisée, vous savez tout de l'ambiance qui chauffe dans ma petite tête, heureusement qu'il y a les commentaires littéraires et souvenirs fumants à la Chandler pour me remonter le moral !
Je récupère les dessins envoyés par Stinker (ça portera chance à mon ordi, vous croyez ?), et je retourne à mes moutons franchement pas obéissants en ce moment !
C'est marrant, ici, je n'ai jamais vu fumer quelqu'un, les cybercafés ne sont pas assez conviviaux pour susciter ce genre d'envie ?
Bonne journée (si vous n'êtes pas sortis, allez-y, il fait trop beau, il fait bon, c'est du printemps en plein janvier, je trouve !)
Fleur