samedi, août 04, 2007

Les vacances de M. Sarkozy

Source image : Le Monde

Nicolas Sarkozy a élu comme lieu de villégiature la villa "d'un ex-vice président de Microsoft, Mike Appe, [qui] est louée par l'agence immobilière Yankee Pedlar Realtors, située dans la même ville. D'une superficie d'environ 2 000 m2 sur un vaste terrain, elle compte huit chambres et peut accueillir une vingtaine de personnes au total. Elle dispose de quatre emplacements pour bateau, d'un spa, d'une pièce réservée au cinéma, d'une Xbox room – du nom de la console de jeux de l'éditeur de logiciels Microsoft – et d'une plage privée."
Source : Le Monde

Une fois de plus une question est posée : qui paie ? Le prix de location se lève à 22 000 € la semaine.

"Officiellement, la rémunération du président, qu'il fixe lui-même, est en gros de 6 000 euros par mois. […] Une telle dépense "ne peut pas être supportée par le président puisqu'elle représente – si l'on ajoute le transport – la totalité de sa rémunération annuelle. […] Quel Français peut consacrer à ses vacances la totalité de son salaire annuel?", s’interroge M. Dosière, auteur de L'Argent caché de l'Elysée, dans ce même article.

Le problème est désormais réglé, puisque "un porte-parole de la présidence française a indiqué que Nicolas Sarkozy et son épouse Cécilia étaient ‘en vacances à l'invitation d'amis’ près de Boston, où ils se sont rendus ‘en famille par vol régulier’."
Source : Le Nouvel Obs

La question de savoir "qui paie" ne me préoccupe pas trop. En revanche, je trouve que le choix des lieux de vacances en dit long sur les ambitions de notre président. Il veut jouer dans la cour des grands et se comporte comme s’il était multimillionnaire. Après tout, c’est son droit. Seulement, dans ce cas, il ne fallait pas faire de la politique, mais devenir homme d’affaires ! C’est plus moral. En l’occurrence, on peut toujours se demander en contrepartie de quoi tous ces amis l’invitent à passer ses vacances chez eux.

Le Boston Globe propose une visite guidée de la demeure
(titre de l'article : "Au revoir Paris, hello Wolfeboro", mais parfois, on a quelques problèmes d’accès). Le Nouvel Obs l’a reprise (en partie). Le lien est sur la même page que l’article cité et s’intitule : "Visite guidée. La maison de rêve des Sarkozy aux Etats-Unis".

P.S. Puisque nous sommes un 4 août, prenons donc la peine de relire le Décret relatif à l'abolition des privilèges.

2 commentaires:

chris a dit…

De l'écoeurement, de la nausée, de l'inquiétude.
Ce n'est pas un président qui a été élu mais un dictateur qui a pris tous les pouvoirs.
Ceux qui savaient et ont laissé faire sont tout aussi ignobles.
Festoyer avec Bush après avoir vendu des armes à Kadhafi...Nous avons là une ligne sinistre.
Sarkosy ne se conduit ni en président ni en Européen.
Cette année est vraiment moche.

Paul a dit…

Pardon - en Anglais...

I note that the "abolition des privilèges" dates from Danton's time.

I suspect that the "compte-tours" on his grave must have been reading the maximum for over 220 years!

I see that Françoise Hollande has been doing his best to make some political capital out of this one, quite understandably. Of course we English are used to this, at least with Mr Blair, who was forever a guest at various exotic locations hosted by amongst others, Sir Cliff Richard and Sig. Silvio Berlusconi.

In the old days, the proper holiday for a British Prime Minister was a spot of fishing on the Scottish estate of one of his pals!